Saviez vous que… ??? Episode 3

Saviez-vous que 📜l’écriture inclusive est bien française ?

Alors, bon, vous commencez à nous connaître un peu, l’écriture inclusive, on en parle régulièrement. Parce que nous avons régulièrement des post incendiaires, irrespectueux, haineux, sur cette manière d’écrire, nous nous justifions plusieurs fois par an.

Mais là, c’est différent ! Parce que ce n’est plus de la philosophie de bobo ou une idée de gauchiste imbécile.

Nan… Cette fois, nous avons l’appui du Conseil d’Etat lui-même ! Bon, oui, on avoue, parfois, nous ne sommes pas d’accord avec lui. Mais là, on valide ! J’espère que ses membres mesurent l’importance du soutien que nous lui apportons !

Eh oui, le 31 décembre 2025, le Conseil d’État a rendu une décision majeure qui fait date :

👉 l’écriture inclusive fait partie intégrante de la langue française et n’est pas systématiquement politique ou idéologique.

Cette décision intervient après que l’association Francophonie Avenir ait contesté l’usage de l’écriture inclusive par la Ville de Paris. Le Conseil d’État a refusé le pourvoi, jugeant que les arguments n’étaient pas sérieux.

⚖️ Cette décision confirme deux points essentiels :

1️⃣ L’écriture inclusive relève pleinement de la langue française, et son usage ne constitue pas l’adoption d’une autre langue.

2️⃣ Son utilisation n’est pas par nature une prise de position politique ou idéologique.

Pour Enfance Libre, cette décision ne se limite pas à un simple éclairage juridique. Allez, petit rappel à l’usage de celleux qui n’ont pas encore compris pourquoi nous utilisons l’écriture inclusive :

  • c’est un outil pédagogique : pour apprendre à nommer toutes les personnes concernées et à lutter contre les invisibilisations,

  • c’est un acte de désobéissance civile : face à des normes administratives rigides qui limitent la liberté d’expression et la diversité, (bon, là, ça y est, la justice est de notre côté… De bon augure pour la suite, mesdames et messieurs les juges ?)

  • c’est un geste politique : qui affirme que la langue évolue avec la société et que cette évolution peut être mise au service de la justice sociale et de l’inclusion.

Cette jurisprudence rappelle que la langue française n’est pas figée, qu’elle évolue dans ses usages écrits, et qu’elle est un levier pour défendre des droits, des libertés et des valeurs d’égalité et d’équité. Utiliser l’écriture inclusive n’est donc pas un caprice stylistique : c’est une manière de résister aux normes restrictives et de faire vivre l’inclusion au quotidien.

Pour nous, cette décision est un encouragement à continuer notre travail de terrain, à allier l’éducation, la pédagogie et la désobéissance civile, et à montrer que nommer tou·te·s est un acte politique et citoyen.

📌 Conseil d’État, 31 décembre 2025, n°505108

Allez, à partir de maintenant, on s’y met tou·te·s, et sans râler !