Notre stratégie

Nous partageons ces grandes lignes stratégiques pour deux raisons :

  • Informer notre adversaire de ce à quoi il peut s'attendre.

  • Clarifier la démarche dans laquelle les militants s'engagent et les actions que soutiennent nos sympathisants plus précisément.

D'ici la rentrée 2019, chaque militant envoie un courrier expliquant ses raisons de contester l'inspection académique, en mettant en lumière l'incompatibilité des apprentissages autonomes avec une quelconque attente ou évaluation externe, et encore moins par un tiers qui s'impose à la famille.

Sur une durée encore indéterminée, les militants recevront l'inspection en leur rappelant de vive voix leur contestation et ses motifs, en attestant que la procédure est chose subie et non consentie. Cela clarifie encore davantage que notre groupe se dissocie d'un faux consensus sur la nécessité d'une inspection académique. Chacun tentera de sensibiliser son inspecteur sur l'intérêt de permettre aux familles de continuer à vivre leur vision philosophique et éducative. Nous subirons la procédure en questionnant la légitimité de l'autorité et de ce qu'elle mesure à chaque étape.

Selon sa sensibilité et ses habitudes, chaque famille continuera d'entretenir par ailleurs la relation qu'elle avait avec l'inspection avant de s'engager dans Enfance Libre. Nous avons par exemple entendu plusieurs témoignages d'aménagements possibles, sans s'exposer à des conséquences légales :

  • Envoyer un courrier préalable pour expliquer la vision et démarche éducative de la famille, en rappelant aux inspecteurs le devoir d’adapter leur procédure à notre spécificité.

  • Refuser de séparer l'enfant pour le tester.

  • Prévenir ses enfants que la loi ne les oblige pas à répondre aux questions de l'inspection (au contraire, la loi prévoit que l'inspecteur ne peut rien forcer)…

  • … voire refuser que l'enfant soit testé.

Durant ce temps, nous agirons aussi pour donner de plus en plus de poids à notre revendication :

  • Continuer d'envoyer des courriers, lettres ouvertes et demandes de rendez-vous.

  • Rassembler toujours plus de personnalités publiques et de sympathisants à notre cause.

  • Réunir toujours plus de militants prêts à défendre directement nos intérêts.

  • S'exposer dans les médias pour mettre la lumière sur nos revendications.

  • Organiser des manifestations ou happenings pour mettre en lumière l'absurdité de l'inspection académique.

Le jour où la négociation atteindrait éventuellement une impasse et en l'absence d'une quelconque concession de notre adversaire, nous envisageons de nous déclarer en désobéissance civile. Nous réunirons un groupe d’avocat pour connaître précisément les risques légaux encourus. Un groupe de famille suffisamment prêt à encourir ces risques, suffisamment nombreux et solide, s'auto-sélectionnera pour déclarer ouvertement que sa conscience l'interdit de continuer à subir l'inspection académique. Elle signalera ce passage de l'intention à l'action à l'ensemble des autorités concernées (mairie, préfecture, académie, procureur), dans le but, justement, que s'enclenche la procédure judiciaire qui créera un précédent pour l'ensemble des familles.